New York, October 2008, 3:45 pm.
Margaret, 14 ans, était assise devant la télévision, et regardait une rediffusion d'un navet des années 90, tout en tressant ses cheveux. Le film racontait l'histoire d'une petite fille de 13 ans qui devenait princesse du jour au lendemain. Margaret regardait le poste de télévision, rêveuse. Sa vie était bien loin de celle dont elle rêvait. Elle jeta un coup d'½il sceptique sur ce qui l'entourait. Les murs du salon, repeint en jaune par sa mère l'année dernière, donnaient à l'ensemble de l'appartement, une sorte d'état maladif. Les stores étaient baissés, et ils filtraient le soleil aussi bien qu'un mouchoir pouvait filtrer l'eau. Même si l'automne était pleinement entamé, la clim marchait à plein régime, afin d'aider les New Yorkais à supporter la chaleur qui durait maintenant depuis plus de deux semaines. Elle soupira un instant et regarda autour d'elle. Elle était assise devant le canapé, son père occupant pleinement celui-ci.
Margaret (Chuchotant) : Papa... ?
Pas de réponse. La jeune fille soupira et enleva les tresses qu'elle avait faites à ses cheveux, tout en regardant la télévision. Margaret avait une vie normale, une vie qui l'ennuyait prodigieusement. Une vie dont elle ne voyait pas l'intérêt. Elle rêvait de luxe, de joie, et de bonheur. Mais aussi d'une plus grande présence parentale. Son regarda se reposa à nouveau sur son père, qui dormait à poing fermés sur le canapé, une bouteille de bière à demi vide dans les mains. Ou à demi pleine. Tout était une question de point de vue. Il ronflait bruyamment, et Margaret due augmenter le son de la télévision pour continuer à suivre l'histoire. L'héroïne, blonde et jolie forcément, montait à cheval aussi bien qu'une participante à un concours équestre, alors qu'elle n'avait jamais montée. Elle venait de se découvrir un réel talent pour l'équitation et montait déjà comme une vraie pro. Encore une des magies du cinéma. Encore un de ces foutus mensonge sur la soi disant beauté du monde. La porte d'entrée s'entrouvrit doucement tandis que la petite fille de la télévision mangeait des macarons dans une vaisselle d'or et d'argent. Margaret décida alors qu'il était temps d'éteindre la télé, et d'arrêter de rêver. Elle se leva, et rejoignit sa grand-mère qui rentrait des courses. Cette dernière était déjà dans la cuisine et commençait ranger les provisions dans le frigo et dans les placards. Margaret la regarda faire, avant de s'asseoir à table et d'en tapoter la surface avec le bout de ses longs doigts fins.
Grand-mère : Bonjour Maggie.
Margaret (Souriant) : Bonjour grand-mère.
Grand-mère : Ta mère n'est pas rentrée ?
Margaret (Soupirant) : Non...
Grand-mère : Mais qu'est-ce qu'elle est encore aller trafiquer celle-là ?
Margaret ne répondit pas et contempla le visage ridé de sa grand-mère. Cette dernière n'était pas vieille, mais la cigarette et l'alcool, qu'elle avait consommés avidement dans sa jeunesse, lui rajoutait quelques années dont elle n'avait que faire. Margaret fronça les sourcils et remarqua la cicatrice que sa grand-mère avait sur le menton. Une légère cicatrice blanche, mais tout de même visible à un ½il aguerri.
Margaret : Grand-mère ?
Grand-mère : Oui ma chérie ?
Margaret : Comment tu t'es fait ça... ?
Margaret avait prononcés ces mots en touchant son menton. Sa grand-mère la regarda, puis souri. Elle referma les placards, le frigo, et s'assit en face de sa petite fille. Elle pencha la tête sur le côté et la regarda. L'admira aurait été un mot plus juste. Sa petite fille était magnifique. Elle tenait ça de sa mère, qui tenait ça d'elle même. Elle passa ses doigts dans les cheveux de Margaret puis caressa sa joue du bout des doigts.
Grand-mère : Tu veux que je te raconte cette histoire ?
Margaret : Ton histoire ?
Grand-mère (Acquiescant) : L'histoire que je vais te raconter est celle de toute une génération. Des personnes qui n'ont vécu que pour une seule et unique chose. Le rock...
Margaret (Haussant les sourcils) : La musique ?
Grand-mère : Oui (Souriant) La musique... Cette histoire commence en 1967. J'avais 25 ans, j'étais jolie, et je n'avais besoin de personne. Du moins c'était ce que je croyais...
Pittsburgh Pennsylvanie, July 1967, 8:12 am.
Une jeune femme sortit précipitamment du café où elle travaillait, son patron sur les talons.
Patron (Criant) : Revient ici espèce de salope ! Rends-moi l'argent que tu m'as piqué !
Jeune femme (Se retournant) : Je t'ai rien piqué merde !
Patron (L'agrippant par le bras) : Ouais bah tu diras ça aux flics.
Jeune femme (Se débattant) : Mais lâche moi !
Mais rien n'y faisait. Moe, son patron pesait dans les 100 kilos, tandis qu'elle-même atteignait à peine les 55 kilos. Elle ne faisait pas le poids, c'était clair. Un jeune homme, assis sur un banc un peu plus loin, une cigarette coincées entre les lèvres, assistait à la scène. La jeune fille n'avait pas piquée cet argent. Il le savait. Et il le savait d'autant plus, que c'était lui qui s'était introduit une dizaine de minutes plus tôt, afin de soutirer au gros lard qui servait de gérant du café, une centaine de dollars. Il soupira, et une volute de fumée sortit de sa bouche. Il arrangea ses cheveux et avança vers le duo improvisé qui attirait tous les regards, les mains dans les poches.
Jeune homme : Elle vous a pris combien ?
Patron (Se retournant) : Te mêle pas de ça toi.
Jeune femme : Et j'ai rien piquée !
Jeune homme (Ignorant la jeune femme, parlant au patron) : Combien ? Je peux vous passer la thune qu'elle a piquée, si vous n'allez pas voir les flics. Je vous évite l'esclandre, et une mauvais publicité pour votre... (Montrant le taudis rebaptisé Moe's café, original) Café.
La jeune femme le regarda, les sourcils froncés. Le jeune homme lui fit un petit clin d'½il, qu'elle fut la seule à voir. Moe se retourna vers le jeune homme, se demandant s'il pouvait lui faire confiance. Ce dernier lui fit un léger sourire du coin des lèvres, et Moe lâcha le bras de la jeune fille.
Moe : Cette petite conne m'a chourée cent biftons !
Jeune femme (Protestant) : J'ai rien...
Moe (La coupant) : Oh toi la ferme tu me fais sacrément chier ! (Au jeune homme) Alors tu me les donnes ces billets ?
Jeune homme (Sortant les billets de sa poche) : Tenez.
Moe prit les billets dans sa main et commença à les compter. Pour la forme. Le jeune homme n'était même pas sur que le type sache compter. Moe rangea les billets dans sa poche, grogna un vague « C'est bon tire toi » à la jeune femme, et regagna son café. La jeune femme le regarda partir, puis se retourna vers le jeune homme.
Jeune femme (Soupirant) : J'en reviens pas de m'être fait engueuler, puis virer de mon seul et unique job, pour vos beaux yeux.
Jeune homme : Hein ?
Jeune femme : Je vous ai vu prendre l'argent tout à l'heure. Mais croyez-moi, il vaut mieux pour vous que Moe ne soit pas au courant.
Jeune homme (Petit rire) : Ouais, je pète de trouille rien qu'en le voyant, c'est clair.
Jeune femme (Après un moment) : Merci en tout cas. Quelqu'un d'autre se serait tiré avec l'argent.
Jeune homme : Ouais de rien...
Jeune femme (Tendant la main) : Je m'appel Ashley et vous ?
Jeune homme (Serrant sa main après un moment) : Zac.
Ashley : Et tu fais quoi dans la vie Zac ?
Zac (Tirant une bouffée de sa cigarette) :The Treble man tu connais?
Ashley (Excitée) : Bien sur ! C'est le groupe le plus connu du moment !
Zac (Petit rire) : Je suis le guitariste du groupe.
Zac is Zac Efron
Ashley is Ashley Tisdale
Voilà le tout premier chapitre, j'espère que ça vous plait ! Je sais que c'est différent, et même si ce début est assez spécial, je vous reserve bien des surprises pour la suite. Vingt-quatre chapitres sont déjà écrits, croyez-moi vous allez être surpris... Je tiens tout particulièrement à remercier Darling and Honey pour leurs avis sur cette histoire. Elles ont étés mes VIPs et je les remercie énormément ^^ LOVE
S o l e n n e *
Pour être prévenue, 3 commentaires, ça ne change pas de mes autres histoires ^^
Je verrais par la suite si je change de manière de faire ou pas
♪ Because it was rock ♫ ©